Prévenir et lutter contre le féminicide et les violences basées sur le genre
Trois féminicides se sont produits Schaerbeek entre 2018 et 2026 ; trois femmes qui ont tragiquement perdu la vie, tuées parce qu’elles étaient femmes. Il s’agit de :
- Eunice Osayande, morte le 4 juin 2018
- Diana Andreea Grama, morte le 3 décembre 2024
- Gloria Odia, 24 ans, morte le 5 mars 2026
Le féminicide se définit comme tel qu’inscrit dans la loi : « l'homicide intentionnel d'une femme en raison de son genre ou la mort d'une femme qui résulte de pratiques qui causent un dommage aux femmes, que l'homicide intentionnel ou les pratiques dommageables soient commis par un partenaire, un membre de la famille ou un tiers. »
C’est une des formes les plus extrêmes de la violence basée sur le genre.
Ce terme a été reconnu officiellement par la loi cadre Stop-Féminicide adoptée le 29 juin 2023 faisant ainsi de la Belgique le premier pays Européen à se doter d’une loi-cadre globale. Elle vise à prévenir et lutter contre les féminicides et homicides fondés sur le genre.
Un autre texte législatif européen fondamental a été ratifié par la Belgique le 14 mars 2016 : il s’agit de la Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique, dite Convention d’Istanbul.
Ces deux textes mettent en avant le rôle important joué par les communes en tant que pouvoir local, le plus proche des citoyen.ne.s.
C’est dans ce cadre que Schaerbeek mène des actions autour de trois piliers fondamentaux que sont la prévention, la protection (des victimes) et les politiques coordonnées, en collaboration avec les services d’assistance aux victimes, la zone de police locale, les services régionaux et les associations actives dans la lutte contre les violences basées sur le genre.