De forme circulaire, la place est conçue en 1874 comme point de convergence d'un nouveau réseau d'artères. Sa dénomination rend hommage au peintre belge Eugène Verboeckhoven (1798-1881), en omettant toutefois la lettre « c » dans l’orthographe de son patronyme.
L’agencement de la place avec ses deux ponts latéraux est choisi pour ne pas gâcher la perspective entre l’hôtel communal et la gare de Schaerbeek tout en permettant le passage de la ligne de chemin de fer Bruxelles-Luxembourg. À l’époque, de fausses rocailles sont installées en bordure du chemin de fer afin d’éviter que les chevaux ne s’effraient à la vue des trains. Les adversaires politiques du bourgmestre Guillaume Kennis (1839-1908), et en particulier Henri Bergé (1835-1911), comparent cet aménagement à celui de la fosse aux ours de Berne. Le sobriquet « cage aux ours » restera attaché à cette place, bien que les rocailles aient disparu depuis longtemps.
En 2013, dans le cadre du contrat de quartier durable Navez-Portaels (2009-2012), une passerelle en acier prend place en son centre. Surplombant le chemin de fer, elle facilite la traversée piétonne de la place dans l’axe qui relie l’hôtel communal à la gare de Schaerbeek. Fabriquée en atelier, la passerelle est amenée sur place, par un convoi exceptionnel, en deux morceaux de 25 mètres de long pesant chacun environ 24 tonnes. Cette prouesse est due à la collaboration entre le bureau d’architecture MSA et le bureau d'études de stabilité Ney & Partners.
À observer
- No 9 : l’immeuble de rapport de style Art nouveau à rez-de-chaussée commercial (architecte Frans Hemelsoet, 1906)
- No 11 : l’immeuble à appartements de style Beaux-Arts, signé côté place « Jean Teughels / architecte » (1924)