Histoire de la collection

La commune de Schaerbeek s’enorgueillit de posséder un riche patrimoine artistique ! Constituée dès la construction de l’hôtel communal à la fin du XIXe siècle, la collection compte aujourd’hui plus de 1700 œuvres (peintures, sculptures, dessins, lithographies, gravures, photographies,…).

Un musée à l’hôtel communal

Plusieurs administrations communales à Bruxelles sont en possession d’une collection d’œuvres d’art. Œuvres d’art que l’on retrouve en partie dans leur maison communale, que ce soit dans les cabinets et les bureaux, mais aussi dans les lieux accessibles au public.

Certaines collections communales ont été constituées à partir de dons ou legs de collectionneurs (Musée Charlier, Musée D’Ixelles…). Celle de Schaerbeek a débuté grâce à l’intérêt des administrateurs communaux pour l’art à la fin du 19ème siècle.

C’est ainsi que, peu de temps après la construction de l’hôtel communal en 1892« le conseil communal décide de créer un musée communal situé au deuxième étage de l’Hôtel Communal et prévoit un budget de 500 francs pour l’aménagement des locaux».

Le conseil désire « mettre la beauté à la portée du peuple »  et, pour cela, « propose d’acquérir des œuvres des artistes résidant dans la commune ».

Schaerbeek, faubourg des artistes

Une Commission des Beaux-arts est créée, constituée d’artistes reconnus dont les membres sont nommés par le conseil communal : « Président : Alexandre Markelbach, Membres : Joseph Coosemans; Lievin Herremans; J. Jaquet ; Léon Mignon (statuaires) ; Jan Verhas, Isidore Verheyden et Alfred Verwée (artistes peintres). »

A cette époque, Schaerbeek, faubourg de Bruxelles, est en plein essor urbanistique et intellectuel. De nombreux artistes s’établissent à Schaerbeek, attirés par le charme des quartiers, par le prix modéré des parcelles de terrains, ainsi que par la clientèle bourgeoise de la population schaerbeekoise désireuse d’acquérir des œuvres d’art*. D’où l’appellation « le faubourg des artistes » lorsqu’on parle de la vie culturelle à Schaerbeek.

La collection est alors constituée d’œuvres achetées par la commune selon les propositions de la Commission des Beaux-Arts, mais également de dons provenant le plus souvent de schaerbeekois (artistes, collectionneurs, particuliers…) proches de leur commune et qui, par ce geste, souhaitent montrer leur attachement au lieu où ils résident. C’est ainsi qu’en 1893, le sculpteur Edouard Fiers propose son bronze intitule « le lien d’amour » à la Commission. Cette sculpture est aujourd’hui visible au 1er étage de l’hôtel communal, face à la salle des mariages.

* Exposition Réveil littéraire et artistique, Schaerbeek 1880-1930, Hôtel communal de Schaerbeek du 16/12/1998 au 31/01/1999

Le Cercle royal artistique de Schaerbeek

En 1919, des artistes de la commune fondent le Cercle royal artistique de Schaerbeek. Cette association organise des expositions et des salons dans la salle du musée de l’hôtel communal. Les œuvres exposées sont soumises à la Commission des Beaux-Arts, qui formule ensuite des propositions d’achat à la commune.

La collection s’étoffe alors considérablement.

Au début des années 70, le Cercle royal artistique de Schaerbeek cesse ses activités.

Depuis lors, c’est au gré des dons d’artistes suite aux expositions temporaires organisées par la commune que la collection continue à être alimentée (pas toujours de façon très cohérente).

Et aujourd’hui ?

Quelques dons nous sont encore proposés que nous acceptons ou pas selon une série de critères afin de complèter de façon cohérente la collection.

Une attention toute particulière est apportée à l’informatisation de la collection.

Une nouvelle base de donnée a été acquise récemment et l’encodage est en cours. C’est un outil indispensable à la gestion professionnelle d’une collection. A terme, cela permettra de mettre la collection en ligne, d’en faire une sorte de “Musée numérique”.