Au printemps 2018 ont commencé les travaux de restauration des étages supérieurs de la maison et de la cage d’escalier. La partie logement n’avait en effet jamais été rénovée en profondeur, notamment au niveau de l’électricité.
La plupart des enduits muraux ont été refaits, dont l’enduit taloché de la cage d’escalier qui n’était pas d’origine et qui dénaturait fortement la beauté de l’ensemble.
Les menuiseries de la cage d’escalier ont été restaurées dans un souci appuyé des nuances d’origine.
La magnifique salle de bains en marbre du 1er étage avait été bien conservée mais la restauration a permis d’en restituer les couleurs d’origine – dont le doré des murs - et de remettre en état les marbres qui commençaient à s’abîmer et à se ternir.
Le point de vue du jury
Tout est cohérent dans cette restauration. Le maître d’ouvrage (en l’occurrence ici aussi architecte) a travaillé dans le souci du détail. Le projet réalisé peut être qualifié de mo-deste, respectueux, résultat d’une vraie réflexion… Le jury souligne aussi que le propriétaire a réussi à préserver les châssis métalliques à simple vitrage d’origine et que ceux-ci préservent malgré tout très bien la maison du bruit provenant d’un boulevard où la pression automobile est importante.
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Catégorie : Privés à l'origine de travaux exemplaires de rénovation ou restauration
Restauration de la façade de la « Villa des Hortensias », avenue Général Eisenhower 24
Le lieu
Cette maison éclectique construite en 1912 par l’architecte Jean Coppieters obtient la médaille d'argent au Concours de façades de 1913 organisé par la Commune de Schaerbeek.
La restauration
La maison connaît de multiples transformations et occupations avant d’être acquise en 1995 par son actuelle propriétaire. Elle est alors dans un très mauvais état.
Après avoir restauré l’intérieur et la façade arrière, la propriétaire a entrepris la restauration la plus délicate : celle de la façade avant.
La façade avait fait l’objet de nombreuses transformations au cours du temps. Les briques rouges avaient été peintes en blanc, le sgraffite et l’épi de faîtage avaient disparu…
La restauration a permis, en décapant la façade, de lui rendre sa polychromie d’origine. Le sgraffite et l’épi de faîtage ont été restitués, les grilles et éléments de façade en fer forgé ont été restaurés.