Cimetière communal

Un peu d'histoire

L'ancien cimetière de la commune de Schaerbeek, érigé le 1er janvier 1868, était situé dans le quartier Terdelt à proximité de la chaussée de Haecht, à l’emplacement de l’actuel Parc Albert. Il fut définitivement fermé le 31 décembre 1970 et désaffecté en 1972.

Le site acquis en 1953 par les autorités communales pour y installer le nouveau cimetière couvre une superficie approximative de 25 ha. A la fin des années 90, l’entrée du cimetière est entièrement repensée et redessinée pour aboutir à son état actuel. Toutes les voiries sont également réaménagées lors de la construction du cimetière multiconfessionnel inauguré le 15 avril 2002.

La commune soucieuse de rencontrer les souhaits des familles et de s’adapter à l’évolution des mœurs a, au printemps 2006, fait ériger un mur de commémoration destiné à permettre aux familles de disposer d’un lieu de recueillement en mémoire des personnes ayant fait le choix de l’incinération et de la dispersion. Ce monument complète le columbarium.  Le pavillon du dernier hommage, inauguré en septembre 2006, permet aux familles de toutes convictions religieuses ou philosophiques d’organiser une ultime cérémonie, de rendre un dernier hommage et de disposer d’un espace de recueillement.

cimetière

Un lieu de mémoire

En 2008, le Collège et le Conseil ont décidé de procéder au remplacement des croix de bois ornant les sépultures des pelouses d’honneur (14-18) et des combattants (40-45), où reposent tous ceux qui ont affronté l’ennemi lors de l’une des deux grandes guerres, qu’ils soient belges ou étrangers.

Les 1500 croix (doubles) de bois devenues vétustes ont ainsi été progressivement remplacées par des croix faites d’un matériau à la fois solide, inaltérable, écologique (polyéthylène recyclé lisse), imitant parfaitement le bois et ne nécessitant que très peu d’entretien.

 

 
croix cimetière
hommage
 

 

Chaque année, le 1er novembre, la commune rend hommage aux anciens combattants, résistants, prisonniers politiques et déportés en faisant le tour des monuments dressés en leur mémoire.

Un lieu de repos pour d'illustres artistes

Si la richesse du patrimoine funéraire monumental et décoratif des sépultures n’est pas aussi importante que dans d’autres cimetières prestigieux (comme Le Père Lachaise à Paris), en parcourant les allées, on rencontre néanmoins un nombre considérable de tombes de personnages illustres (peintres, écrivains, poètes, sculpteurs, bourgmestres, ministres, …), parmi lesquelles celle de René Magritte et de son épouse Georgette Berger (monument classé et protégé depuis le 21 novembre 2006). Ou encore celles d’Henri Staquet (peintre aquarelliste), d’Henri Jaspar (ancien Premier ministre), de Gabrielle Petit (résistante fusillée au Tir National en 1916) ou encore d’Andrée De Jongh (résistante décédée en 2007).

 

tombe René Magritte

Au coeur d'un jardin botanique

Au-delà de sa fonction première, la nécropole s’est au fil des ans métamorphosée en un lieu arboré et agréable où la diversité botanique s’est enrichie. On peut y recenser ainsi de nombreuses variétés de plantes telles que des oliviers, des figuiers, des tulipiers et bien d’autres encore. Un petit étang aménagé par le personnel communal attire également nombre d'oiseaux.

Ces caractéristiques lui ont valu l’honneur d’obtenir le 3ème prix lors de l'« International Funeral Award » en 2005.