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Lieux-dits & petites histoires des rues

Vous vous demandez ce qui se cache derrière le nom de telle ou telle rue ? Cette petite histoire des rues de Schaerbeek est faite pour vous.

La commune de Schaerbeek compte aujourd’hui un peu plus de 300 rues. Si certaines dénominations illustrent clairement l’histoire locale, d’autres rendent hommage aux personnages - célèbres ou non - qui vécurent dans la cité des ânes ou firent sa renommée.

En raison surtout de son passé artistique et littéraire particulièrement florissant, Schaerbeek a fait la part belle aux artistes (écrivains, peintures, sculpteurs, musiciens,…)  en baptisant pratiquement un tiers de ses rues en leur honneur. Nous vous invitons à les découvrir en parcourant le quartier des artistes, autour de la place des Bienfaiteurs, le quartier des écrivains, autour de l’avenue Huart-Hamoir, le quartier des artistes flamands du XVIIe siècle, autour de l’hôtel communal,…

Les autres personnalités ne sont pas oubliées. Qu’il s’agisse de politiciens, industriels, ingénieurs, avocats, architectes, médecins,… tous vous révèleront un pan de l’histoire de Schaerbeek.

Enfin, n’hésitez pas à faire un détour par le quartier des fleurs, de part et d’autre du parc Josaphat, et le quartier des pierres précieuses, près du square Plasky.
 

CAGE AUX OURS

Appellation donnée à la place Verboeckhoven suite à une polémique qui éclata en 1878 au sein du conseil communal de Schaerbeek. En effet, Guillaume Kennis, bourgmestre de l’époque (catholique indépendant), avait établi les plans pour le prolongement de la rue Royale Sainte-Marie au-delà du chemin de fer. Il avait créé un espace vert garni de gros moellons imitant des rochers. Henri Bergé, échevin de tendance libérale, critiqua l’aménagement du site, en raison précisément des rochers et des grilles; il le compara à la cage aux ours du Jardin Zoologique de Berne qu’il venait de visiter. L’expression fit fortune et est toujours d’actualité.

CAMBIER Ernest (avenue)

Né à Ath en 1844, décédé à Watermael-Boitsfort en 1909. Major dans l’armée belge, il fut un des pionniers de l’expansion belge outre-mer. En 1878, il dirigea l’expédition belge au Congo, où il fut chargé de la construction du réseau ferroviaire. L’artère qui composait une partie de l’avenue des Hortensias, est rebaptisée vers 1912-1913. Un monument, œuvre de Claus Cito, installé non loin (avenue Eisenhower), le long du parc Josaphat, rend hommage au major Cambier.

CAPRONNIER Jean-Baptiste (rue)

Né à Paris en 1814, décédé à Schaerbeek en 1891. Peintre verrier d’origine française. Ses vitraux ornent une centaine d’édifices religieux en Belgique et à l’étranger, dont l’église Sainte-Marie à Schaerbeek. Il a également restauré les vitraux anciens de la cathédrale Saint-Michel à Bruxelles et de la cathédrale de Tournai. Habitait Schaerbeek, rue Rogier 246 puis 251.

CARABINIERS (place des)

Le régiment des carabiniers a été créé suite aux évènements de la révolution belge de 1830. Les carabiniers prirent également part aux deux conflits mondiaux. La commune de Schaerbeek fut marraine de ce régiment. La place fut nommée précédemment place du Tir national et place du Comité national.

CERISIERS (avenue des)

Ainsi nommée en référence aux cerisiers qui étaient cultivés à Schaerbeek depuis le Moyen-âge pour faire de la bière, la kriekenlambiek.

CHARBO Julien Jean Baptiste (avenue)

Né à Namur en 1843, décédé à Schaerbeek en 1901. Militaire. Il enseigna les mathématiques à l’École Militaire. Fut professeur à l’Université libre de Bruxelles. En 1902, le Collège décida de baptiser trois artères autour de la Caserne Baudoin (place Dailly) du nom de militaires : le général Marchal, Léon Mahillon et Julien Charbo.

CHASSEURS ARDENNAIS (place des)

Dénommée ainsi après la deuxième guerre mondiale, en l’honneur du corps d’élite, créé en 1933, qui s’illustra pendant le conflit, en défendant notamment un front allant de Trois-Ponts à Athus.

CHAUMIÈRE (rue de la)

La rue fut percée en 1845 à travers une propriété nommée « Ma Chaumière » appartenant aux héritiers Thomas. En 1860, la dénomination rue de Ma Chaumière fait place à celle de rue de la Chaumière.

CHAUMONTEL (rue de)

Précédemment nommée rue du Château en référence au château de Helmet (ou Walckiers) qu’elle longeait, la rue est rebaptisée rue Chaumontel dans les années 1850. L’origine du nom reste cependant mystérieuse (il s’agit peut-être d’une référence à un propriétaire terrien).

CHAZAL Pierre (Baron) (avenue)

Né à Tarbes (France) en 1808, décédé à Uzos (France) en 1892. Participa à la révolution belge en 1830. Fut aide-de-camp du Roi Léopold Ier. Ministre de la Guerre et Ministre d’Etat en 1866. Rue baptisée ainsi en 1908 pour célébrer le centenaire de la naissance du général.

CHEMIN CREUX (clos du)

Rappelle qu’un chemin creux reliait la vallée Josaphat à la rue Arthur Roland actuelle. Ce lieu fut, en septembre 1830, lors de la retraite des troupes hollandaises, le théâtre d’une escarmouche fatale à 5 Schaerbeekois.

CHOME Henri (rue)

Né à Mons en 1822, décédé à Schaerbeek en 1898. Fonctionnaire de profession. Fut président des hospices civils de Schaerbeek de 1875 à 1898.

CIBLE (rue de la)

Rappelle l’existence, non loin de là, place Dailly, du premier Tir National construit en 1859 et où l’on pouvait tirer jusqu’à une distance de 600 mètres.

CLAES Pierre (rue Caporal)

Né à Schaerbeek en 1877, décédé à Kuringen en 1915. Caporal au 5ème régiment du génie dans l’armée belge. Fusillé par les Allemands en 1915 pour espionnage.

CLAYS Paul (avenue)

Né à Bruges en 1817, décédé à Schaerbeek en 1900. Artiste peintre belge auteur de marines et de vues portuaires. Habita Anvers puis Bruxelles. Neveu par alliance de Jean-Baptiste Madou. Habitait rue Seutin 27 à Schaerbeek.

COLIGNON Achille (place)

Né à Lixhe en 1813, décédé à Schaerbeek en 1891. Lieutenant-général dans l’armée belge. Professeur à l’Ecole Royale Militaire en 1841. Inventeur du canon à eau servant à tempérer les ardeurs dans les manifestations houleuses. Conseiller communal à Schaerbeek (1877-1891), bourgmestre de Schaerbeek (1879-1891). Promoteur de l’Hôtel communal de Schaerbeek, la place sur laquelle ce dernier s’élève lui est naturellement dédiée.

COMPAGNONS (rue des)

Sur un plan de 1648, on trouve, à cet endroit, le lieu-dit Den Tomb, tumulus qui renfermait sept tombeaux (d’où la première appellation " chemin des sept compagnons ").

CONSOLATION (rue de la)

Au bas de la rue actuelle se trouvait l’un des soixante étangs qu’alimentait le Maelbeek, autour duquel poussaient des roseaux. Il s’agit ici d’un exemple typique d’erreur de traduction : en néerlandais médiéval, la rue s’appelait ‘t Rooststraat (rue du Roseau) et elle devint plus tard, par erreur de transcription, Trooststraat (rue de la Consolation).

CONSTITUTION (rue de la)

Rappelle la promulgation, le 7 février 1831, de la Constitution belge.

COOPMAN Théo (rue)

Né à Gand en 1852, décédé à Schaerbeek en 1915. Ecrivain et poète d’expression néerlandaise qui vécut à Schaerbeek. Il fut aussi prêtre et fonctionnaire. Publia des recueils de chansons très populaires. Fondateur de la revue Nederlandsche dicht-en kunsthalle. Habitait avenue Dailly 129 à Schaerbeek.

COOSEMANS Joseph (rue)

Né à Bruxelles en 1828, décédé à Schaerbeek en 1904. Artiste peintre romantique et autodidacte qui créa, avec Hippolyte Boulenger, l’Ecole de Tervuren. Spécialiste de la reproduction de paysages forestiers et sous-bois. Travailla beaucoup en Campine et à Schaerbeek. Fut également clerc de notaire puis secrétaire communal à Tervuren et à Duisbourg. Etait domicilié à Schaerbeek, rue Dupont 81.

CORBEAU (rue du)

Autre exemple de traduction erronée : les dénominations flamandes anciennes Hannekesweg et Eksterweg désignent en effet la pie et non le corbeau.

CORNET DE GREZ Ferdinand (rue)

Né à Bruxelles en 1797, décédé à Bruxelles en 1869. Il fut aussi membre du Congrès National (1834-1837) et bourgmestre de Tourneppe (1827-1868). La rue est tracée en 1827 sur des terrains appartenant au comte Cornet de Grez, d’où son nom.

COTEAUX (rue des)

Le long du Maelbeek, sur le Wijngaerdberg, existaient jadis des vignobles appartenant à Charles le Téméraire.

COUROUBLE Léopold (rue)

Né à Bruxelles en 1861, décédé à Bruxelles en 1937. Ecrivain belge d’expression française, fondateur du roman bruxellois. Ses livres abondent en tableaux des mœurs locales. Il oppose avec humour, dans son œuvre, le jargon bruxellois à un français des plus châtiés. Etait domicilié rue des Palais 139 à Schaerbeek.

COURTENS Frans (avenue)

Né à Termonde en 1854, décédé à Saint-Josse-ten-Noode en 1943. Artiste peintre belge " plein-airiste " de paysages, marines et figures, chef de file de l’Ecole de Termonde.

CREUSE (rue)

Cette rue rappelle que, comme la plupart des villages brabançons, Schaerbeek avait aussi son chemin creux, étroit et irrégulier.